Méthodologie de traitement des données du bois-énergie

Ce document présente la méthodologie employée actuellement par l’OEB pour produire les données de ressources potentielles et de consommation de bois-énergie à la maille EPCI en Bretagne. Il détaille les principales sources de données utilisées et les grands principes méthodologiques.


I. Ressources

Les données de ressources potentielles pour la production de bois-énergie à la maille EPCI en Bretagne portent actuellement sur les ressources suivantes :

  • Bois forestier
  • Bois bocager

Les données de ressources potentielles pour la production de bois-énergie ce sont des données théoriques de disponibilités technico-économiques.

Pour la forêt ils sont calculés donc à partir des taux de prélèvements des essences, de la production biologique et des flux de référence des récoltes de bois entre les différents usages du bois : bois industrie (BI) et bois énergie (BE).

L’application des disponibilités de Bouvier permettent de calculer la disponibilité des haies en Bretagne. L’absence de données sur la mortalité des arbres du linéaire bocager rend difficile une estimation plus précise de la disponibilité technico-économique.

Cinq indicateurs principaux sont pris en compte : le volume de bois sur pied (ou stock), la production biologique (ou accroissement annuel des arbres), la mortalité des arbres (pour la forêt), les prélèvements de bois et la récolte potentielle de bois-énergie.

D’autres indicateurs comme la surface forestière et le linéaire bocager, permettent de suivre l’évolution de la ressource. Ressources de la forêt Ressources du bocage

Incertitudes

Plus la maille territoriale d’étude est fine, plus l’incertitude est grande sur la disponibilité de bois pour la production énergie.

D’une manière générale, les données à la maille EPCI présentent une incertitude plus forte que les données relatives à la maille départementale ou régionale.


I.1. La forêt

La production de bois issu de la forêt est calculée à partir de la surface de la forêt de production. Définie dans l’inventaire forestier national, comme un terrain de superficie au moins égale à 50 ares et de largeur supérieure ou égale à 20 m où croissent des arbres dont le taux decouvert absolu est au moins égal à 10 % et pouvant être utilisés pour produire du bois. La BD Forêt v2 de l’IGN, contient des entités surfaciques de la forêt de production. Ces données cartographiques sont disponibles par département et la date de production est variable. Pour le département du Morbihan les données datent de 2021, alors que pour les départements d’Ille-et-Vilaine et de Côtes d’Armor les données datent de 2018, pour le département de Finisterre les données datent de 2014. Les couches départementales ont été fusionnées pour constituer un seul fichier (les entités en doublon ont été supprimés). Un filtre a été appliqué pour regrouper les 32 types de peuplements forestiers dans trois types d’essences principales (foret mixte, conifères et feuillus). Une intersection entre la couche des essences forestières avec la couche des EPCI en 2023 en Bretagne, permet d’obtenir la spatialisation des surfaces forestières de production par EPCI.

Ensuite la couche des sylvoécorégions (SER) de l’Inventaire Forestier National (IFN), a permis d’intégrer des données dendrométriques de 5 régions forestières qui concernent la Bretagne (A11, A12, A13, A21, A22). Les régions forestières ont été définies par l’IFN afin d’identifier des zones homogènes du point de vue des types de forêts ou de paysages, délimitées sur la base de conditions physiques dominantes (climat, sols, relief), indépendamment de toute limite administrative.

L’intersection de la couche des SER avec la couche des surfaces forestières par EPCI permet ensuite de calculer les indicateurs de production biologique, mortalité et des taux de prélèvements des essences par EPCI.

Dans un deuxième temps les données des flux de référence des récoltes de bois entre les différents usages du bois (bois industrie (BI) et bois énergie (BE)) ont été extraits de l'Outil ALDO (ADEME). Ce sont des proportions de récolte par catégorie de bois (BI/BE) régionales fournies par l'Agreste.

Enfin les indicateurs de production biologique et des taux de prélèvements des essences par EPCI croisées avec les proportions de récolte par catégorie de bois (BI/BE), permettent de calculer l’indicateur de Disponibilité technico-économique de bois-énergie de la forêt à la maille EPCI.


i) Indicateurs
Indicateur Description Unités (1)
Disponibilité
technico-
économique
de bois-énergie
de la forêt
La récolte potentielle de bois-énergie (m3/an) est définie
comme le volume exploitable pour les usages potentiels de
bois-industrie (BI) et bois-énergie (BE), permis par
la ressource forestière d’un territoire.
GWh,
m3,
MAP, tMS et
tMB
Production
biologique
forestière
La production biologique est l'augmentation moyenne du
volume de bois issu de la forêt.
m3,
MAP,
tMS et
tMB
Volume de bois
sur pieds
L’IGN intègre dans son calcul de volume les arbres des
forêts de production dont le diamètre est supérieur à 7,5 cm
à 1,30 mètre. Pour ces arbres, le volume pris en compte
comprend le tronc du sol jusqu’à une découpe fin bout de 7
cm appelé également « volume bois fort ».
m3,
MAP,
tMS
et tMB
Mortalité de la
forêt
La mortalité correspond aux arbres qui sont morts durant
les cinq ans précédent la visite sur le terrain. Elle peut
s’exprimer en volume, La mortalité est un flux avec la
production biologique et les prélèvements.
m3,
MAP,
tMS
et tMB
Prélèvements
forestiers
Les prélèvements représentent tout le volume qui est
coupé en forêt. Les prélevements est un flux avec la
production biologique et la mortalité.
m3,
MAP,
tMS et
tMB
Taux de
prélèvement
Le taux de prélèvement est le rapport entre les prélèvements de
bois et la production biologique et de la mortalité des arbres.
Mesurés sur une même période.
%
Surface forestière Surface de la forêt de conifères, des feuillus et mixte. ha

(1) MAP : mètre cube apparent de plaquettes, tMS : tonne de matière sèche et tMB : tonne de matière brute.


ii) Sources de données
  • BD Forêt v2 (IGN) Les données ayant servi au calculs reflètent la situation pour les années 2014 (Finistère), 2018 (Ille et Vilaine et Côtes d'Armor) et 2021 (Morbihan).

  • Référentiel des sylvoécorégions (SER) de l’Inventaire Forestier National (IFN).

  • Données des flux de référence des récoltes de bois entre les différents usages du bois (bois industrie (BI) et bois énergie (BE) de l'outil ALDO (ADEME).

  • Limites administratives de la BD Topo (IGN).


iii) Calcul des indicateurs

Un pré-traitement des données a été réalisé afin de calculer les indicateurs :

  1. Suppression des polygones en doublons dans le regroupement des BD Forêt départementales ;

  2. Regroupement des essences par types d'essences (conifères, feuillus, mixtes) ;

  3. Calcul des superficies des polygones de forêt par essence (en ha) ;

  4. Découpagede la BD Forêt par sylvo-éco-région (SER) ;

  5. L’intersection de la couche des SER avec la couche des surfaces forestières par EPCI.


| Indicateur 1 - Disponibilité technico-économique de bois-énergie de la forêt

| Indicateur 2 - Production biologique forestière -

| Indicateur 3 - Volume de bois sur pieds de la forêt

| Indicateur 4 - Mortalité de la forêt

| Indicateur 5 - Prélèvements forestiers

| Indicateur 6 - Taux des prélèvements forestiers

  • (rapporté à la surface et par type d'essence)

| Indicateur 7 - Surface forestière



I.2. Le bocage

Le linéaire potentiellement mobilisable est calculé à partir du référentiel bocager breton que l’IGN et Breizh bocage ont publié en 2021. Cette base de données contient des informations sur la perméabilité des strates végétales de la haie en 2020. En ne conservant que les haies de hauteur et en excluant celles ayant plus de 50% de perméabilité (ou de discontinuité), on identifie la haie incluse dans le capital d'exploitation.

Dans un premier temps un filtre a été appliqué aux données cartographiques du référentiel bocager. Ce traitement permet d’identifier le linéaire des haies validées pour 2020 (grp = (PI-V, PI-ajout et SIG-Va)). Après ce premier filtre on obtient un linéaire de 148 000 Km. Ensuite un deuxième filtre (>50%) a été appliqué sur les attributs « tx_moy » et « tx_hautes » pour ne garder que les haies avec de la hauteur (strate arbore et arbustive) et écarter les « haies à trous ». C’est ainsi on obtient un linéaire des haies potentiellement « exploitables » de 100 762 km.

Une intersection entre la couche un linéaire des haies potentiellement « exploitables » avec la couche des EPCI en 2023 en Bretagne, permet d’obtenir la spatialisation du linéaire par EPCI.

En parallèle, les coefficients pour le calcul des productivités de Bouvier (ou disponibilité technico-économique) et de la production biologique (ou accroissement) des haies, sont donnés dans l’étude de l’IGN en 2018 sur la biomasse bocagère en Bretagne.

Le linéaire des haies potentiellement « exploitables » par EPCI, a ensuite été croisé d’abord avec le coefficient moyen d’accroissement biologique de 9.8 m3/km/an (IGN, 2018), permettant de calculer l’indicateur de production biologique bocagère. Ensuite ce même linéaire a été croisé avec le coefficient moyen des productivités de Bouvier de 5.5 m3/km/an (IGN, 2018), permettent de calculer l’indicateur de disponibilité technico-économique de bois-énergie du bocage à la maille EPCI.

Précautions à l’usage : Nous avons décidé d’appeler les disponibilités de Bouvier les disponibilités « technico-économiques » du bocage, pour utiliser un concept semblable à celui utilisé pour la forêt. Cependant dans l’étude IGN de 2018 l’indicateur s’appelle « récolte potentielle du linéaire ». Nous avons considéré que l’approche technico-économique est apportée par les mesures de Bouvier issues des chantiers sous gestion, ainsi que l’incorporation du linéaire potentiellement exploitable (traité par analyse de perméabilité). L’accessibilité physique des haies n’est pas prise en compte (IGN, 2018). En autre, l’absence de données sur la mortalité des arbres du linéaire bocager rend difficile une estimation plus précise de cette disponibilité technico-économique.


i) Indicateurs
Indicateur Description Unités (1)
Disponibilité
technico-
économique de
bois-énergie
du bocage
La récolte potentielle du linéaire bocager est défini comme le
potentiel énergétique exploitable pour les usages potentiels de
bois-industrie et bois-énergie (BIBE), permis par la ressource
bocagère d’un territoire à une date donnée.
m3,
MAP,
tMS et
tMB
Production
biologique
bocagère
La production biologique bocagère est l'augmentation moyenne
du volume de bois issu du bocage.
m3,
MAP,
tMS et
tMB
Stock de
volume sur
pied du
bocage
À partir des données recueillies par l'IFN dans des segments et
du tarif de cubage, un volume aérien total sur 50 m est calculé
dans l'étude des stocks de bois et de carbone dans les haies
bocagères françaises.
m3,
MAP,
tMS et
tMB
Linéaire
bocager
Linéaire de haies considérées comme faisant réellement parties
du capital d’exploitation. L’IGN a renseigné entre 2009 et 2013 le
taux de perméabilité de chaque haie. Cela correspond au taux de
discontinuité ou de dégradation des strates végétales dans
l’étage bas (0-2 mètres) et dans l’étage moyen (2-7 mètres) de la
haie. La perméabilité s’avère être l’approche la plus objective
pour identifier la part des haies qui sera réellement exploitée. Il a
été défini, en concertation avec les membres du comité
technique, que si le taux de perméabilité dans l’étage moyen (2-
7 mètres) de la haie est supérieur à 50%, alors la haie n’est pas
incluse dans le capital d’exploitation.
km

(1) MAP : mètre cube apparent de plaquettes, tMS : tonne de matière sèche et tMB : tonne de matière brute.


ii) Sources de données


iii) Calcul des indicateurs

Pour le calcul des indicateurs, les données du référentiel bocager sont sélectionnées suivant :

  • Les haies définies suivant la catégorie PI-V (Validé par photo-interprétation) ou PI-ajout (Ajouté par photo-interprétation) ou SIG-Val (Validé par SIG)

  • Et la continuité des haies telles que tx_moy >= 50 ou tx_hautes >=50. Ici les deux variables correspondent au taux de couverture (en %) des hauteurs de végétation : moyenne (2.5m à 7m) et haute (supérieure à 7m).

  • Intersection du linéaire des haies potentiellement « exploitables » avec les limites des EPCI.


| Indicateur 1 - Disponibilité technico-économique de bois-énergie du bocage

  • En m3 :

  • En tMS (tonne de matière sèche) : # à 25% d'humidité

  • En tMB (tonne de matière brute) :

  • En GWh :

  • En MAP (mètre cube apparent de plaquettes) :

| Indicateur 2 - Production biologique bocagère

  • En m3 :

  • En tMS (tonne de matière sèche) : # à 25% d'humidité

  • En tMB (tonne de matière brute) :

  • En GWh :

  • En MAP (mètre cube apparent de plaquettes) :

| Indicateur 3 - Stock de volume sur pied du bocage

| Indicateur 4 - Linéaire bocager



II. Gisements

Les données de gisements potentielles pour la production de bois-énergie à la maille EPCI en Bretagne portent actuellement sur les gisements suivants :

  • Bois de connexes de scieries
  • Bois en fin de vie
  • Bois de végétaux

Les données de gisements potentielles pour la production de bois-énergie ce sont des données de volumes de disponibilités brutes. Les autres usages, quand ils sont connus et chiffrés, permettent de calculer les volumes de mobilisation actuel pour le bois-énergie.

Les connexes de scieries sont de sous-produits issus des différentes étapes de la transformation du bois. Lors de la première transformation, le sciage, le tranchage et le déroulage de bois d’œuvre produisent des connexes. Les produits connexes sont divers : écorces, plaquettes, sciures ou encore dosses et délignures. Ce sont avant tout les plaquettes qui sont valorisées pour la production d’énergie en Bretagne.

Le bois en fin de vie est principalement produit par les secteurs de la construction et du commerce et par les déchets ménagers et assimilés (DMA) pris en charge par le service publique de gestion de déchets. Les déchets de bois sont classés en trois catégories selon leur type de traitement. La classe A correspond à du bois non traité, destiné à l'emballage (palettes, cagettes). Le bois de classe B est faiblement traité et inclut les meubles, les panneaux et les bois de démolition (les chaufferies bois peuvent l’utiliser en respectant un régime ICPE adapté). La classe C est du bois traité (traverses de chemin de fer, bois à usage extérieur, etc.), classé comme des déchets dangereux ils doivent être incinérés dans des installations spécifiques pour être éliminés.

Le bois de végétaux provient principalement de la collecte publique en déchèterie, et une faible part est collecté par de prestataires privés. Seule la fraction ligneuse (15%) de ces végétaux peut être valorisable pour la production d’énergie sous forme de chaleur. Cependant, ce gisement est très majoritairement valorisé à des fins non-énergétiques (valorisation organique et matière).


II.1. Les connexes de scierie

Les données des connexes des scieries proviennent de deux enquêtes : l’enquête annuelle de branche (EAB) de l’activité « Exploitation forestière et Sciage » du Ministère de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire et des Directions Régionales de l’Alimentation de l’Agriculture et de la Forêt (DRAAF) et l’enquête de déchets des activités économiques (EVALNDAE), de la Chambre de Commerce et de l’Industrie de Bretagne (CCI). Les données de deux enquêtes sont cohérentes entre elles et permettent d’estimer le volume total de connexes de scierie produits ainsi que le volume actuellement mobilisé pour la production d’énergie. Les volumes sont exprimés en milliers de tonnes (tMB) à la maille régionale. Il s'agit des connexes des industries de la première transformation du bois.

L'estimation régionale des connexes des scieries, a été territorialisée selon les effectifs salariés de chaque scierie et par interpolation des zones d'intervention pour l'ensemble des EPCI. Les données des scieries sont issues de la base de données national de Fibois. Ce traitement permet d’obtenir une estimation du volume des connexes de scierie à la maille EPCI.


i) Indicateurs
Indicateur Description Unités (1)
Volume des connexes
de scieries par EPCI
Les connexes de scieries sont de sous-produits issus des
différentes étapes de la transformation du bois d’œuvre.
L’essentiel de ces produits provient des scieries. Les
produits connexes issus de la première transformation du
bois sont divers : écorces, plaquettes, sciures ou encore
dosses et délignures.
m3,
MAP,
tMS,
tMB
et GWh
Volume des connexes
de scieries mobilisés
pour la production
d’énergie
C’est le volume actuellement mobilisé pour la production
d’énergie en Bretagne, ce sont principalement les
plaquettes des scieries non destinées à la trituration
.
m3,
MAP,
tMS,
tMB
et GWh

(1) MAP : mètre cube apparent de plaquettes, tMS : tonne de matière sèche et tMB : tonne de matière brute.


ii) Source de données
  • Données de connexes de scieries (SCIAR) de l’enquête annuelle de branche (EAB) d’Agreste et DRAAF Bretagne.

  • Donnés de connexes de la 1ere, 2e et 3e transformation de bois de l’enquête d’évaluation des gisements de déchets de bois générés par les établissements inscrits au RCS de Bretagne (EVALNDAE) de la CCI Bretagne.

  • Les données d’effectifs salariés des scieries de la base de données national de Fibois.

  • Limites administratives de la BD Topo (IGN).


iii) Calcul des indicateurs

Traitements pour le calcul des indicateurs des données des connexes de scieries :

  • Spatialisation de données des scieries à partir des coordonnées géographiques.

  • Interpolation spatiale à partir des données d’effectifs salariés et des zones d'intervention des scieries, pour l'ensemble des EPCI.


| Indicateur 1 - Volume des connexes de scieries par EPCI

  • En m3 :

  • En tMS (tonne de matière sèche) : (à 30% d'humidité)

  • En tMB (tonne de matière brute) :

  • En GWh :

  • En MAP (mètre cube apparent de plaquettes) :

| Indicateur 2 - Volume des connexes de scieries mobilisés actuellement pour la production d'énergie

  • En m3 :

  • En tMS (tonne de matière sèche) : (à 30% d'humidité)

  • En tMB (tonne de matière brute) :

  • En GWh :

  • En MAP (mètre cube apparent de plaquettes) :


II.2. Les déchets de bois

L'estimation régionale des déchets bois est issue des enquêtes réalisées par l'OEB pour les déchets ménagers et assimilés (DMA) pris en charge par le service public de gestion de déchets. Les données ont été territorialisées par EPCI de collecte, et recalculées à la maille communale selon le nombre d’habitants par commune, puis elles ont été agrégées à la maille EPCI. Il s'agit des déchets de bois produits par la collecte publique en 2022. Les déchets bois des activités économiques ne sont pas présents dans cette méthode.


i) Indicateurs
Indicateur Description Unités (1)
Volume de bois en fin
de vie par EPCI
Volume total de bois en fin de vie de la collecte
publique.
m3, MAP,
tMS, tMB et
GWh
Volume de bois en fin
de vie mobilisé pour la
production d’énergie
par EPCI
Volume de bois en fin de vie de la collecte publique,
qui est mobilisé pour la production d’énergie (ex.
application du ratio de 6% en 2022).
m3, MAP,
tMS, tMB et
GWh

(1) MAP : mètre cube apparent de plaquettes, tMS : tonne de matière sèche et tMB : tonne de matière brute.


ii) Source de données
  • Données des enquêtes réalisées par l'OEB pour les déchets ménagers et assimilés (DMA) pris en charge par le service public de gestion de déchets.

  • INSEE - Recensements de la population.

  • Limites administratives de la BD Topo (IGN).


iii) Calcul des indicateurs

Traitements pour le calcul des indicateurs des données de bois en fin de vie :

  • Territorialisation par EPCI de collecte des déchets, puis repartie à la maille communale selon le nombre d’habitants par commune.
  • Données communales agrégées à la maille EPCI et intersection avec la couche des EPCI de la BD Topo pour la spatialisation.


| Indicateur 1 - Volume de bois en fin de vie par EPCI

  • En m3 :

  • En tMS (tonne de matière sèche) : (à 30% d'humidité)

  • En tMB (tonne de matière brute) :

  • En GWh :

  • En MAP (mètre cube apparent de plaquettes) :

| Indicateur 2 - Volume de bois en fin de vie mobilisé pour la production d'énergie par EPCI

  • En m3 :

  • En tMS (tonne de matière sèche) : (à 30% d'humidité)

  • En tMB (tonne de matière brute) :

  • En GWh :

  • En MAP (mètre cube apparent de plaquettes) :


II.3. Le bois de végétaux

L'estimation régionale des végétaux est issue des enquêtes réalisées par l'OEB pour les déchets ménagers et assimilés (DMA) pris en charge par le service publique de gestion de déchets. Les données ont été territorialisées par EPCI de collecte, et recalculées à la maille communale selon le nombre d’habitants par commune, puis elles ont été agrégées à la maille EPCI. Il s'agit des déchets de végétaux produits par la collecte publique en 2022. Les végétaux issus des activités économiques ne sont pas présents dans cette méthode.


i) Indicateurs
Indicateur Description Unités (1)
Volume du bois des
végétaux par EPCI
Volume total de végétaux de la collecte
publique.
m3, MAP,
tMS, tMB
et GWh
Volume du bois de
végétaux potentiel
pour la production
d’énergie par EPCI
Volume de végétaux de la collecte publique, potentiel
pour la production d’énergie (application du ratio de
15% de fraction ligneuse des végétaux
).
m3, MAP,
tMS, tMB
et GWh

(1) MAP : mètre cube apparent de plaquettes, tMS : tonne de matière sèche et tMB : tonne de matière brute.


ii) Sources de données
  • Données des enquêtes réalisées par l'OEB pour les déchets ménagers et assimilés (DMA) pris en charge par le service publique de gestion de déchets.

  • INSEE - Recensements de la population.

  • Limites administratives de la BD Topo (IGN).


iii) Calcul des indicateurs

Traitements pour le calcul des indicateurs des données de végétaux :

  • Territorialisation par EPCI de collecte, puis repartie à la maille communale selon le nombre d’habitants par commune.
  • Donnée communale agrégée à la maille EPCI et intersection avec la couche des EPCI de la BD Topo pour la spatialisation.


| Indicateur 1 - Volume de végétaux par EPCI

  • En m3 :

  • En tMS (tonne de matière sèche) : (à 30% d'humidité)

  • En tMB (tonne de matière brute) :

  • En GWh :

  • En MAP (mètre cube apparent de plaquettes) :

| Indicateur 2 - Volume de végétaux potentiel pour la production d’énergie

  • En m3 :

  • En tMS (tonne de matière sèche) : # à 30% d'humidité

  • En tMB (tonne de matière brute) :

  • En GWh :

  • En MAP (mètre cube apparent de plaquettes) :


III. Consommation du bois-énergie

Les données de consommation de bois-énergie et de production de chaleur à la maille EPCI en Bretagne portent actuellement sur les filières suivantes :

  • Bois domestique
  • Chaufferies bois

Les données de consommation concernent les volumes de bois consommé par les chaufferies bois collectives, industrielles et agricoles, et par le chauffage domestique au bois. Elles incluent, également les données de production de chaleur concernent l’énergie brute produite par les installations, c’est-à-dire en sortie de chaudière.

Les données de consommation de bois sont présentées en tonnes de matière brute (tMB) ou sèche (tMS), mètres cubes (m3) ou mètres cubes apparents (MAP).

Les données de production de chaleur et d’électricité sont présentées en gigawattheures (GWh).

Incertitudes

Plus la maille territoriale d’étude est fine, plus l’incertitude est grande sur la consommation de bois et pour la production énergie.

D’une manière générale, les données hors réseau (production de chaleur) présentent une incertitude plus forte que les données d’autres vecteurs énergétiques comme l’électricité ou le biométhane.


III.1. Les chaufferies bois

Cette filière regroupe les chaufferies utilisant le bois comme combustible principal. Le recensement des installations identifie les chaufferies bois collectives, industrielles et agricoles ayant bénéficié de subventions, et n’est donc pas exhaustif. Les combustibles utilisés sont principalement du bois déchiqueté, mais également des granulés, connexes ou végétaux (déchets verts). Une part minime des installations fonctionnent en cogénération, en produisant de l’électricité également.

Un facteur de sensibilité climatique est appliqué aux données de consommation théorique de bois pour les chaufferies. Les données sont ensuite agrégées à la maille EPCI.

Les données de production de chaleur concernent l’énergie brute (en sortie de chaudière) produite par les installations et sont calculées à partir de la consommation théorique de bois. Les données de production électrique correspondent à l’électricité injectée dans le réseau issue du registre ODRE et de Rennes Métropole.


i) Indicateurs
Indicateur Description Unités (1)
Volume de bois
consommé par les
chaufferies par EPCI
Volume de bois consommé par les chaufferies
(consommation théorique de bois par EPCI).
Source : AILE et Rennes Métropole avec application
d’un facteur de sensibilité climatique pour le territoire
rennais.
m3,
MAP,
tMS et
tMB
Production thermique
des chaufferies bois
par EPCI
Chaleur brute valorisable, calculé à partir de la
consommation théorique de bois.
GWh
Production d’électricité
des chaufferies bois
par EPCI
Électricité injectée dans le réseau. GWh
Nombre d’installations
en service
Nombre de chaufferies bois en fonctionnement. Unité

(1) MAP : mètre cube apparent de plaquettes, tMS : tonne de matière sèche et tMB : tonne de matière brute.


ii) Sources de données
  • Base de données des chaufferies bois industrielles, collectives et agricoles en Bretagne de l’AILE (données de puissance et consommation théorique de bois par installation),

  • Registre ODRE (pour les installations en cogénération) et Rennes Métropole (pour les installations du territoire).

  • Pour les données de production d’électricité antérieures à 2017, des données Enedis sont utilisées.

  • Limites administratives de la BD Topo (IGN).


iii) Calcul des indicateurs

Pour le calcul des indicateurs, les données du référentiel des chaufferies sont traitées suivant :

  • Un tableau croisé dynamique des données de consommation de bois des chaufferies par EPCI, permet d’agréger les données des installations par EPCI d’implantation (en appliquant des règles de secrétisation).
  • Intersection du tableau de consommation de bois des chaufferies par EPCI avec la couche des EPCI de la BD Topo.


| Indicateur 1 - Volume de bois consommé par les chaufferies par EPCI

  • En m3 :
  • En tMS (tonne de matière sèche) : (à 30% d'humidité)
  • En tMB (tonne de matière brute) :
  • En MAP (mètre cube apparent de plaquettes) :

| Indicateur 2 - Production thermique

  • En GWh :

| Indicateur 3 - Production électrique

  • En GWh :


III.2. Le bois domestique

La production de chaleur issue des équipements domestiques de chauffage au bois est considérée égale à la consommation de bois énergie chez les particuliers. Cette consommation sous forme de bûches et de granulés de bois (pellets), est estimée par des enquêtes téléphoniques. En effet, elle a lieu essentiellement par des circuits non marchands, l’enquête est donc l’unique moyen de l’approcher.

Une enquête téléphonique pilotée par l’OEB a été réalisée début 2023 sur ce sujet afin d’évaluer la consommation globale de bois énergie par les particuliers en Bretagne, sur le périmètre des maisons individuelles en résidence principale (base INSEE 2019). Pour en déduire des résultats à la maille communale, des taux de pénétration différenciés ont été utilisés en découpant les communes en trois typologies : rurale, rurale sous influence, urbaine. La consommation de bois associée aux résidences secondaires a été estimée par l’OEB en retenant 20% de la consommation moyenne par foyer obtenue dans l’enquête. Les données d’historique (2000 à 2021) ont été déduites par interpolation linéaire (et application d’un facteur de sensibilité climatique) avec les résultats des précédentes enquêtes (qui ont été retravaillés afin de garantir une cohérence méthodologique entre les différentes enquêtes).

Les enquêtes sur le chauffage domestique au bois en Bretagne sont les suivants : OEB en 2015 et en 2023, ADEME en 2017, CEREN en 2006 et en 2013, Solagro en 2005.


i) Indicateurs
Indicateur Description Unités (1)
Volume de bois
consommé par le
chauffage domestique
par EPCI
Volume de bois consommé par les particuliers
(consommation de bois par EPCI) avec application d’un
facteur de sensibilité climatique.
m3, MAP,
tMS et
tMB
Production thermique
du chauffage domestique
au bois par EPCI
Chaleur brute valorisable, calculé à partir
de la consommation de bois par EPCI
GWh

(1) MAP : mètre cube apparent de plaquettes, tMS : tonne de matière sèche et tMB : tonne de matière brute.


ii) Sources de données
  • Enquêtes sur le chauffage domestique au bois en Bretagne : OEB en 2015 et en 2023, ADEME en 2017, CEREN en 2006 et en 2013, Solagro en 2005.

  • INSEE - Recensements de la population.

  • Limites administratives de la BD Topo (IGN).


iii) Calcul des indicateurs

Pour le calcul des indicateurs, les données de l’enquête OEB de 2023 sont traitées de la manière suivante :

  • Un tableau croisé dynamique des données de consommations moyennes de bois domestique permet d’extrapoler les données des particuliers avec les données de population à la maille communale puis on passe à la maille EPCI par agrégation de la donnée communale.
  • L’intersection du tableau de consommation de bois domestique par EPCI avec la couche des EPCI de la BD Topo permet la spatialisation des données.
  • Les données de population INSEE permettent de faire la mise à jour de la consommation du chauffage domestique au bois par interpolation linéaire (et l’application d’un facteur de sensibilité climatique) à partir de la tendance dessinée par les résultats des précédentes enquêtes.


| Indicateur 1 - Volume de bois consommé par le chauffage domestique par EPCI

  • En m3 : (coefficient intermédiaire bois bûche - granulé)

  • En tMS (tonne de matière sèche) : (à 25% d'humidité)

  • En tMB (tonne de matière brute) :

  • En MAP (mètre cube apparent de plaquettes) :

| Indicateur 2 - Production thermique

  • En GWh :